La législation française sur les armes est l'une des plus strictes d'Europe. Elle repose principalement sur le Code de la sécurité intérieure (articles L. 311-2 et suivants) et classe l'ensemble des armes à feu, armes blanches et munitions en quatre catégories – A, B, C et D – qui déterminent leur régime d'acquisition, de détention, de port et de transport.
La catégorie A regroupe les armes de guerre et leurs munitions, en principe interdites aux particuliers, sauf dérogation exceptionnelle. La catégorie B, soumise à autorisation préfectorale, concerne notamment les armes de poing et certaines armes de tir sportif ; l'acquisition exige une licence en cours de validité, un certificat médical et la justification d'un coffre conforme. La catégorie C, soumise à déclaration, couvre la plupart des armes longues de chasse à canon rayé ; un permis de chasser validé ou une licence de tir sont en général requis. La catégorie D, à acquisition libre ou enregistrée selon le sous-type, recouvre les armes historiques, certains aérosols, matraques télescopiques et armes neutralisées.
Les sanctions sont lourdes : la détention illégale d'une arme de catégorie B est punie de 7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende. Le simple transport sans motif légitime peut suffire à caractériser l'infraction, même hors usage.
Cette rubrique précise, catégorie par catégorie, ce que la loi autorise et interdit : conditions d'achat, obligations de stockage, motifs légitimes de transport, démarches administratives auprès du SIA (Système d'Information sur les Armes), règles spécifiques aux collectionneurs et tireurs sportifs, et sanctions pénales encourues en cas de manquement.